Les consommateurs devraient retourner près de 850 milliards de dollars de marchandises en 2025
Le rapport Retail Returns Landscape 2025 de la NRF montre une économie des retours si grande qu'elle pourrait être à elle seule une entreprise du Fortune 10. Voici ce que disent les données et pourquoi l'ajustement est la cause racine non résolue qui se cache dessous.
Le chiffre principal : 849,9 milliards de dollars
En octobre 2025, la National Retail Federation et Happy Returns ont publié leur rapport annuel Retail Returns Landscape. Le titre : les retailers américains s'attendent à voir revenir 849,9 milliards de dollars de marchandises cette année, soit environ 15,8 % de toutes les ventes annuelles.
Pour donner un ordre d'idée, ce chiffre est supérieur au PIB de la Suisse en 2024. C'est une seconde économie cachée qui tourne en parallèle du retail, et dont les retailers, les transporteurs et les consommateurs absorbent simultanément les coûts.
L'en ligne est là où la pression se cumule
Tandis que le taux total de retours (15,8 %) est globalement stable par rapport à l'an dernier, le canal en ligne raconte une autre histoire. 19,3 % de tous les achats en ligne sont désormais retournés. Dans le prêt-à-porter spécifiquement, la catégorie qui intéresse le plus VyMetric, le chiffre est sensiblement plus élevé, et la grande majorité de ces retours se ramène à une seule raison : le vêtement n'allait pas.
Les données NRF/Happy Returns nomment trois forces qui poussent cette pression vers le haut :
- L'inflation des coûts de traitement, citée par 40 % des retailers comme moteur des frais de retour.
- L'inflation des coûts d'expédition, encore 40 %.
- Les droits de douane et l'incertitude macro, 33 %.
La Gen Z n'est pas le méchant, mais elle est la girouette
Les acheteurs de 18 à 30 ans réalisent en moyenne 7,7 retours par an sur leurs achats en ligne, plus que toute autre génération. Ils sont aussi les plus enclins au bracketing (commander plusieurs tailles en prévoyant d'en retourner la majorité), au wardrobing, et à admettre que « tordre la vérité » sur un formulaire de retour est acceptable.
Il serait facile de présenter cela comme une histoire d'éthique consommateur. Ce n'en est pas une. C'est un signal que le système de tailles existant s'est tellement effondré que les jeunes acheteurs traitent chaque achat comme une hypothèse provisoire. Le bracketing, c'est ce que vous faites quand vous ne faites pas confiance au guide des tailles.
Ce que les retailers font à ce sujet
Selon le rapport, 64 % des marchands disent que la mise à jour de leur processus de retour est une priorité dans les six prochains mois. Leurs priorités pour 2026 sont d'augmenter les ventes en ligne et de réduire simultanément les taux de retour. Ces deux objectifs tirent dans des directions opposées tant que le problème de fit sous-jacent n'est pas résolu.
Le plan opérationnel pour la saison des fêtes 2025 s'appuie fortement sur des tactiques logistiques :
- 49 % vont s’appuyer davantage sur des partenaires logistiques tiers.
- 43 % vont embaucher du personnel saisonnier pour traiter les retours.
- 37 % vont étendre les fenêtres de retour.
- 85 % utilisent l’IA pour détecter ou prévenir la fraude aux retours.
Ce sont des mouvements réactifs. Aucun ne s'attaque à la cause en amont.
Pourquoi VyMetric lit ce rapport autrement
Chaque grand titre du rapport NRF parle de ce qui se passe après qu'un achat a tourné mal : logistique inverse, détection de fraude, restockage, politiques de remboursement. Ce sont des correctifs en aval d'un problème en amont.
Le problème en amont est qu'aucun consommateur ne possède un enregistrement précis et portable de son propre corps, et qu'aucune marque n'a une façon standardisée d'apparier les dimensions réelles d'un vêtement à une personne réelle. Alors chaque achat de mode en ligne reste une devinette. Et un problème de 849,9 Md$, c'est ce qui arrive quand 330 millions d'Américains devinent, à grande échelle, pendant un an.
La thèse de VyMetric : les retours n'ont pas besoin d'être optimisés. Ils ont besoin d'être prévenus. L'infrastructure pour les prévenir, c'est un ID Biométrique possédé par le consommateur, plus de 240 points de mesure capturés une fois, utilisés chez chaque marque, traduisant votre corps réel en la bonne taille dans n'importe quel système de tailles sur Terre.
Le corps est le passeport. Nous délivrons l'ID.